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INTERVIEWS

INTERVIEW DE SHEREE DA COSTA, MEILLEURE ACTRICE DE FILM INDÉ DANS «DANCING WITH MY MOTHER»

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Sheree Da Costa, nous vous souhaitons chaleureusement la bienvenue à cet entretien VIP au CWFF. Félicitations pour avoir remporté le prix de la « Meilleure actrice dans un film indépendant » et pour votre brillante performance dans « Dancing with My Mother ». Nous le voyons comme une fenêtre sur l'âme d'une mère. Comment avez-vous perçu cette récompense pour une œuvre qui est peut-être aussi une étape de sublimation par la création de votre processus de deuil ? La voyez-vous comme presque « accidentelle » ou bien renforce-t-elle le processus de guérison ?


Je vous remercie pour cette merveilleuse présentation et pour l'occasion qui m'est donnée de parler de Dancing With My Mother. Cette distinction représente beaucoup de choses pour moi. Tout d'abord, l'honneur et la reconnaissance après une si longue carrière artistique me touchent au plus haut point. Cependant, cette définition ne fait qu'effleurer la surface. Le processus de guérison à la suite de la perte d'un être cher, en particulier de son propre enfant à la suite d’un suicide, est un parcours complexe et différent pour chacun. Dans mon cas, ce prix est important en ce sens qu'il attire davantage l'attention sur le processus de deuil parental et sur la recherche du maintien d’un lien qui n’est plus « terrien », ainsi que sur la conquête d'un semblant d'acceptation de cette nouvelle réalité.







Votre directeur, Richard de Carvalho, a déclaré : « Nous espérons que le public sera ému par l'histoire et qu'il quittera le cinéma avec une vive sensation d’avoir partagé le pouvoir de l'amour et l'importance de chérir les souvenirs de ceux que nous avons perdus ». Nous ne pouvons qu’imaginer l’étendue de votre douleur. Ce qui fait de votre film un joyau, c'est qu'il a le pouvoir de communiquer l'amour !


J’aime beaucoup les mots de Richard. Ils résument parfaitement ce qui nous occupe. Le pouvoir de l'amour est ce qui nous donne des ailes, c'est ce qui nous libère, l'amour peut guérir par sa beauté. Mais l'amour a aussi le pouvoir de déchirer un cœur en deux. Cela reste une véritable énigme. Je crois que Dancing With My Mother démontre l'amour dans toute sa beauté et sa tristesse. En fin de compte, j’espère que le film donne à découvrir au public le lien unique entre une mère et son fils, même si celui-ci se trouve désormais entre le monde des vivants et le royaume des morts.






Le sujet du film n'est pas seulement le deuil, mais aussi le syndrome du deuil prolongé. Dans certains cas, c'est comme si la perte s'était produite hier. Pensez-vous qu'il soit nécessaire d'appeler une forme de deuil plus durable ou plus perturbante que la moyenne un syndrome ? Ou diriez-vous que notre société est incapable de tolérer les émotions douloureuses ?


C'est une excellente question, à laquelle j'ai moi-même réfléchi. Le suicide de mon fils Joey, âgé de 27 ans en octobre 2020, a affecté toute la famille et c’est encore le cas aujourd'hui. En effet, il y a des jours où il nous semble vraiment que nous venons de le perdre. Dans mon cas, j'ai trouvé différents moyens d’entretenir sa mémoire, de le célébrer dans toute sa complexité.


Notre court-métrage, Dancing With My Mother, fait partie de ce processus de deuil et d'adaptation. C’est pourquoi j'écris actuellement un livre qui portera le même nom et, l'année dernière, j'ai produit et mis en scène l'une des courtes pièces de Joey. Toutes ces activités me permettent de rester en contact avec lui au quotidien. Cependant, certains membres de l'entourage immédiat de Joey ont très certainement souffert d'un deuil prolongé.


J'oserais même dire qu'il s'agit d'un syndrome, car sans aide extérieure, les proches en deuil peuvent facilement rester bloqués et ne pas avoir la capacité ou les outils nécessaires pour aller de l'avant. J'en ai été le premier témoin.

Cela dit, je ne suis en aucun cas une experte en matière de deuil, je ne peux que raconter ce que j'ai vécu personnellement et ce dont j'ai été témoin chez d'autres personnes également proches de Joey.







Passons à une question que nous sommes impatient·es de vous poser ! Vous avez fait preuve de résilience, jusqu’à trouver en vous-même un pouvoir de guérison par la danse, pour finalement renouer avec la mémoire de votre proche. C'est tout simplement sublime, sur la base d’une chorégraphie émotionnellement intense. Vous avez réussi à changer la direction des choses, et peut-être cette perte irréparable vous a-t-elle permis de vous réinventer ? Dites-nous en plus.


Depuis mon plus jeune âge, la danse et la musique ont toujours été pour moi des moyens de prédilection pour exprimer toutes les émotions, du bonheur extrême à la tristesse la plus profonde. Quelques mois avant le décès de Joey, mon fils aîné Tobias a sorti un album avec son groupe Glass Ocean. Les paroles de l'une de ces chansons, « Self & Sacrifice », semblaient représenter ce que toutes les mères ne savent que trop bien, à savoir que parfois, dans notre quête pour assurer la sécurité de nos proches, nous sacrifions volontiers notre propre personne, nos propres rêves.


Après le départ de Joey de ce monde terrestre, j'ai eu l'impression, la première année, d'être enfermée dans un cercueil de verre. Je pouvais tout voir et tout entendre, mais il y avait un mur de verre entre moi et le reste du monde. Tout était étouffé et brouillé. La seule émotion que je pouvais ressentir dans toute son horreur était un chagrin accablant. Malgré cela, au fond de moi, les paroles de la chanson de Tobias continuaient à résonner, bien qu'elles aient pris une connotation différente après la mort de Joey.


Finalement, j'ai eu envie de chorégraphier un hommage à Joey à partir de la chanson de Tobias, et aussi comme moyen d'exprimer mon chagrin d'une manière qui me semblait naturelle. J'ai écrit un projet et je l'ai envoyé à Richard et Carol de Lunacraft Productions, en leur demandant s'ils aimeraient y participer. Ils n'ont pas eu la moindre hésitation.


Les questions de santé mentale sont un sujet important de nos jours et, comme moi, ils souhaitaient mettre en lumière les zones d'ombre, notamment le suicide, la toxicomanie, l'anxiété et la dépression. Et bien sûr, le HPPD, mais nous y reviendrons plus loin. Par un heureux hasard, j'ai redécouvert un morceau de musique que Joey avait lui-même composé et qui s'intitulait « Before ». Avec la musique de mes deux fils, l'un vivant et l'autre de l'autre côté du fleuve, nous avions la base de notre film.


Dans la première scène de Dancing With My Mother, écrit par Erik Magnusson, où le merveilleux Lex Marinos tient le rôle du père, nous avons cherché à dépeindre cette sensation de « cercueil de verre », de se retrouver coincé·e, incapable d'aller de l'avant, incapable de trouver une solution pour moi ou pour qui que ce soit d'autre.


En ce qui concerne la chorégraphie, mon travail se fonde toujours sur ma propre connexion à la musique et aux paroles. Par conséquent, la base de ce que je voulais faire et transmettre est venue facilement, la mise au point a pris un peu plus de temps, d'autant plus que j'avais 64 ans à l'époque et que mon corps de danseuse vieillissante ne voulait pas toujours exécuter les mouvements que j'avais dans la tête.


Cependant, j'avais la plus grande motivation dont un artiste puisse avoir besoin, à savoir rendre hommage à mes deux fils et, ce faisant, peut-être aider d'autres personnes sur le long terme, mon but ultime. Par conséquent, dans le processus que je viens de décrire, je me suis réinventée, non seulement parce que j’avais ce besoin pressant de le faire, parce que la vie avait changé de façon brutale, mais aussi parce que j'avais la possibilité, grâce à ce film, de venir en aide à d'autres personnes qui pourraient traverser le même traumatisme, afin de leur donner conscience qu'elles ne sont pas seules.


Je dois aussi saluer le génie du compositeur Jayden Lawrence, qui a repris les chansons de mes deux fils et en a tiré une partition originale magnifique et émouvante autour de leur musique et de ma chorégraphie.







Pourriez-vous nous parler du syndrome post-hallucinatoire persistant (HPPD) et nous dire si ce trouble fait l’objet de suffisamment d’attention médiatique ? Il est évident que votre film contribuera grandement à sensibiliser l'opinion publique. Si cette question vous incommode, expliquez-nous plutôt comment vous avez réalisé que ce film allait faire partie de votre deuil.

Je suis très heureuse que vous me posiez cette question. Avant de répondre, je dois préciser que je ne suis pas experte en matière de syndrome post-hallucinatoire persistant (HPPD). Je peux cependant m'appuyer sur les recherches que j'ai lues, sur ce que Joey a lu lorsqu'il était encore avec nous, sur les experts que j'ai consultés (et aussi Joey) et, bien sûr, sur l'expérience que j'ai vécue grâce à Joey. Pour citer la Perception Restoration Foundation, «le syndrome post-hallucinatoire persistant (HPPD) est un état neuropsychologique insuffisamment étudié qui implique des changements pénibles de la perception visuelle après l'utilisation de drogues, notamment de drogues psychédéliques».


Ce trouble est en effet très peu étudié, notamment parce que les personnes qui en sont atteintes ont en quelque sorte provoqué elles-mêmes l’apparition de ce syndrome en consommant des drogues hallucinogènes. Il y a beaucoup de sentiment de honte autour de cela. Comme le dit le proverbe, « qui se couche avec les chiens, se relève avec des puces ». Malheureusement, les personnes souffrant de toxicomanie ne suscitent guère de sympathie, car le public semble partir du principe qu'il suffit de dire « non » à la drogue.


Comme si c'était aussi simple que cela. Dans le monde occidental, la plupart d'entre nous sommes dépendants de quelque chose, qu'il s'agisse du café, du chocolat, de l'argent ou du fait de s’alimenter. La toxicomanie, c'est tout cela et bien plus encore, car la plupart des toxicomanes essaient de combler un vide qui ne peut l'être, que ce soit en raison d'un traumatisme, d'un mauvais traitement ou d’autre chose encore. C'est un puits sans fond et les drogues sont les seuls médicaments qui apportent temporairement un certain soulagement. Je pense que la triste disparition récente de Matthew Perry, de Friends, illustre parfaitement cela. Il avait tout ce qu'il fallait, mais ce vide n'a pas pu être comblé dans son cas non plus.


Il y a un autre aspect à cette recherche insuffisante, et il s'agit d'une question d'argent et de pouvoir. Est-ce que ce n'est- pas toujours le cas ? Comme la plupart d'entre nous le savons, le microdosage du LSD pour le traitement de la dépression est aujourd'hui un filon commercial qui rapporte. Je sais de source sûre, par l'intermédiaire d'un chercheur réputé souffrant lui-même de ce syndrome, qu'il existe des cas signalés de HPPD à part entière à l’issue d'une seule microdose.


D'après les recherches les plus récentes, seuls 10 % environ des consommateurs de drogues hallucinogènes et des patients ayant reçu une microdose souffriraient de ce trouble. À mon avis, ce sont 10 % de trop. Bien que certains finissent par se rétablir, ou du moins par apprendre à vivre avec leurs symptômes s’ils ne sont pas trop prononcés, la plupart d'entre eux souffrent en silence durant des années.


Certains, comme mon Joey, se suicident parce qu'ils sont épuisés de vivre, parce qu'ils essaient d'agir « normalement » alors que tout ce qu'ils voient, ce sont des visages et des murs qui se superposent, voire pire, sans pour autant être en proie à des délires ni souffrir d'une maladie mentale telle que la bipolarité. En conséquence, même la lecture et l'écriture, que Joey adorait, deviennent des activités impossibles, ce qui a entraîné l'arrêt complet de la carrière d'acteur de Joey.


À long terme, le HPPD prive de tout ceux qui présentent les symptômes les plus graves et, par conséquent, le taux de suicide augmente de manière exponentielle au sein de ce groupe. En ce qui concerne le microdosage, je ne suis certes pas du tout opposée à ce que ce soit une autre forme efficace de traitement de la dépression ou équivalent, il faut savoir que les grandes entreprises pharmaceutiques qui s'apprêtent à gagner de l'argent en fabriquant du LSD pour le traitement de la dépression sont réticentes à parler du HPPD et ont ouvertement évité de faire l'objet de recherches plus approfondies. Pire encore, certaines réfutent l'existence même de cette maladie.


C'est une situation très difficile, mais je ne voulais pas que la bataille de mon fils contre le HPPD soit oubliée. Dancing With My Mother était donc un moyen pour moi de contribuer à sensibiliser le public. Je suis certaine que Joey le voulait aussi, nous en avons souvent parlé et avions à l'origine l'intention d'écrire ensemble un livre sur son expérience de la maladie. Il est clair que je pourrais divaguer à l'infini sur ce sujet, et l’effet dévastateur de ce syndrome sur mon fils.







Quelles sont vos principales influences en danse ?


Le ballet a été ma passion dès l'âge de 7 ans et j'ai eu la chance d'être promue première danseuse de l'Australian Ballet au début des années 80. J'ai également dansé pendant trois ans avec la Sydney Dance Company, une compagnie de danse contemporaine de renommée internationale. Après une blessure qui a temporairement réduit le travail sur pointes, je me suis tournée vers les comédies musicales professionnelles, le cinéma et la télévision. Ce faisant, et désireuse de donner le meilleur de moi-même, j'ai étudié le théâtre et le chant à chaque occasion. Cependant, la danse est et restera toujours ma raison d’être : le mouvement est pour moi comme une respiration. Même à l'âge de 65 ans, si j'entends une musique qui touche mon âme, mon corps a besoin de bouger.



Souhaitez-vous partager avec votre public vos projets de danse et de cinéma à venir ?


Au cours des douze derniers mois, j'ai eu la chance de travailler sur plusieurs longs métrages, tous en cours de production ou au stade de post-production. J'ai joué un tout petit rôle dans Kingdom Of The Planet Of The Apes, si petit que vous ne me verrez peut-être même pas ! Quoi qu’il en soit, je me suis beaucoup impliquée et je suis très reconnaissante d'avoir pu y participer, même si je n'apparais pas dans le montage final.


Pour des raisons de confidentialité, je ne peux pas en dire plus, mais cela a été une expérience remarquable, comme vous pouvez l'imaginer. Je reviens tout juste du tournage d'un long métrage australien, réalisé par une célèbre actrice australienne basée aux États-Unis. Ce film est en cours de production. Malheureusement, encore une fois pour des raisons de confidentialité, je ne peux pas en dire plus pour le moment. Mais j'aimerais pouvoir le faire, car ce fut une expérience très agréable.


J'ai également joué un rôle secondaire dans States Of Mind, un film d'horreur australien indépendant, actuellement en post-production. Tout cela a été possible grâce à mes compétences en matière de mouvement et à mon expérience d'actrice, et, pour une fois, grâce à mon âge ! Je fais partie d'un étrange sous-ensemble d'acteurs/danseurs qui peuvent encore bouger dans une certaine mesure et je suppose que ce sous-ensemble particulier d'acteurs/danseurs, ne rassemble pas beaucoup de candidats.


Ce que j'aime dans mes récentes expériences cinématographiques, c'est qu'il s'agit d'un excellent exemple d'inclusion de l'âge et je suis très reconnaissante car, dans certains cercles créatifs, le fait d'avoir un « certain âge » est accepté et valorisé.



Et enfin, quelle est votre vision du cinéma post-Covid ? Une brève déclaration.

Le cinéma, la télévision et le théâtre n'ont jamais été aussi importants pour s'évader, compte tenu des guerres horribles qui se déroulent sur plusieurs fronts, de la dépression économique post-Covid, de la menace de l'IA qui supprime les emplois dans la création d’êtres humains qui vivent, respirent et ressentent de vraies émotions humaines (quelle que soit leur forme), des réseaux sociaux qui font parfois plus de mal que de bien, et la liste continue.


Les connexions émotionnelles seront toujours recherchées, surtout à notre époque. Il n'y a pas de meilleur moyen d'y parvenir que de se perdre dans un film qui touche et inspire, ou qui dérange et terrifie. Les gens ont toujours eu recours à l'évasion grâce au cinéma dans les moments difficiles. Je ne crois pas que les choses aient beaucoup changé à cet égard. Votre mot d’ordre « Remember the future » ne pourrait être plus vrai.


Merci au Cannes World Film Festival pour cette occasion unique de parler plus en profondeur de Dancing With My Mother, et pour votre rôle de défenseur de l'art du cinéma. Merci également à Lunacraft Productions pour leur amour et leur expertise à toutes les étapes de la création.



BIO

Sheree Da Costa, (productrice & key cast)






Sheree da Costa est une actrice et danseuse aussi à l'aise au cinéma, à la télévision que dans les comédies musicales. Ancienne Première danseuse de l'Australian Ballet et artiste de la Sydney Dance Company, citons parmi les faits marquants de sa carrière le long métrage Risen, (réalisé par Eddie Arya et produit par Aryavision Pictures et Vertical: Aryavision Pictures, Vertical Entertainment), où elle joue le rôle du gouverneur Williams (2021) ; sa performance au sein de la Sydney Dance Co en tant qu'artiste invitée à l’occasion de la saison du 50e anniversaire (2019) de celle-ci ; Moulin Rouge de Baz Luhrmann avec Nicole Kidman et Ewan McGregor, en tant qu'assistante chorégraphe (2001), ainsi que divers courts métrages, dont Handled (Dir : Glenn Fraser, Prod : 9th Circle Entertainment, Eris Entertainment) dans le rôle de The Maestra (2022) et le film primé The Skydiver and The Scarecrow (Dir : Ren Thackham, Prod : Ren Thackham, Danny Bolt) dans le rôle de The Scarecrow (2018).


Sheree vient de terminer un rôle secondaire dans le long métrage indépendant States of Mind (2023) (Dir : Che Baker, Prod : Full Point Films). Après States Of Mind, Sheree a rejoint le casting de Kingdom Of The Planet Of The Apes (réalisé par Wes Ball), actuellement en post-production, pour une sortie en 2024, et se trouve actuellement sur le plateau du tournage de The Deb, un long métrage réalisé et produit par Rebel Wilson.

Citons enfin Dancing With My Mother dans le rôle de la danseuse (2022 - Dir : Richard de Carvalho, Prod : Carol Jovicic pour Lunacraft Productions, Prod. Exéc. : Sheree da Costa).


Dancing With My Mother est un court métrage semi-biographique que la productrice a elle-même conçu en hommage à son fils Joseph, aujourd'hui décédé. Présenté avec succès dans les festivals de cinéma en 2023, ce film a déjà remporté des prix et des sélections, notamment le prix de la meilleure actrice dans un film indépendant au Cannes World Film Festival.

Parmi ses récentes prestations théâtrales, citons une saison populaire de Burn Witch Burn (2022, réalisé par Claudia Osborne et produite par Redline Productions/Fervour : Redline Productions/Fervour), au Old Fitz Theatre dans le rôle de Flora Carr. Pour la critique de cinéma Suzy Wrong : « Les cinq acteurs incarnent bien ce mystère, désireux d'être regardés sans être véritablement vus. L'interprète Sheree da Costa laisse une impression particulièrement forte, pleine d'intensité hypnotique et d'une discipline physique admirable. »


Sheree a récemment fait ses débuts dans la mise en scène de théâtre avec RED YELLOW BLUE, écrit par son défunt fils Joseph, pour Short+Sweet Sydney (2022), qui a remporté le prix du jury pour la première semaine de S+S. Selon Lynn Belvedere pour le Sydney Arts Guide : « Superbe texte, dialogues intenses. Un badinage comique scintillant avec le meilleur et le pire des relations bancales. Des performances de très haut niveau lors de la soirée d'ouverture ».


Sheree travaille actuellement à l'écriture d'une version intimiste de Dancing With My Mother, une histoire d'amour, d'espoir, de talent, de potentiel, d'humour et de famille, qui abordera également les thèmes de la dépendance, de la dépression, du suicide et des horribles répercussions du syndrome post-hallucinatoire persistant (HPPD). Dancing With My Mother met en lumière le lien éternel entre une mère et son fils, un lien que même la mort ne peut détruire.



FILMOGRAPHIE


DANCING WITH MY MOTHER - (2023)

THE DEB (FF) - (2023)

KINGDOM OF THE PLANET OF THE APES (FF) - (2023)

STATES OF MIND (FF) - (2022)

HANDLED (SF) - (2022)

THE SKYDIVER & THE SCARECROW (SF) - (2018)

MOULIN ROUGE (FF) - (2001) -Assistant Choreographer)

REBEL (FF) - (1985- starring Matt Dillon)






© ITV 2023 Isabelle Rouault-Röhlich

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